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Gestionnaire de paie freelance : missions, TJM et quand y faire appel

Fonction

Le gestionnaire de paie freelance est devenu un acteur incontournable pour les entreprises qui doivent sécuriser la production des bulletins, fiabiliser les déclarations sociales et absorber un pic d’activité sans alourdir durablement leur masse salariale. En effet, la fonction paie gagne en complexité année après année. On pense notamment à la DSN mensuelle, aux conventions collectives multiples, au télétravail transfrontalier, au prélèvement à la source, à la prime de partage de la valeur ou aux contrôles URSSAF de plus en plus pointus. Ainsi, faire appel à un gestionnaire de paie freelance permet de mobiliser rapidement une expertise de haut niveau. De plus, cette solution évite l’embauche en CDI et la dépendance à une externalisation totale. Cet article vous livre les repères concrets pour choisir le bon profil. De plus, il vous aide à fixer un TJM cohérent et à sécuriser votre transition paie.

Qu’est-ce qu’un gestionnaire de paie freelance ?

Un gestionnaire de paie freelance est un professionnel indépendant qui prend en charge tout ou partie du processus paie d’une ou plusieurs entreprises. Concrètement, il produit les bulletins de salaire et déclare les cotisations sociales. Il gère également les entrées et sorties de personnel et veille au respect du droit social applicable. Toutefois, le freelance se distingue d’un cabinet d’expertise comptable. En effet, ce dernier sous-traite la paie comme une prestation accessoire, alors que le freelance reste centré sur ce métier et garde une relation directe avec l’entreprise cliente.

Par ailleurs, ce profil se distingue de l’externalisation totale (BPO paie type ADP ou Cegid). Cette dernière industrialise la production sur des volumes massifs, mais elle offre peu de personnalisation. Le freelance, lui, intervient en proximité et paramètre l’outil aux besoins de l’entreprise. Ainsi, il accompagne les managers et reste mobilisable rapidement. De plus, il peut être positionné en backup d’un service paie interne, en renfort temporaire ou en pilote unique. Ainsi, il convient parfaitement à une structure qui ne dispose pas encore de fonction paie dédiée.

Pour une entreprise qui hésite entre internaliser, externaliser ou faire appel à un indépendant, le gestionnaire de paie freelance représente donc une troisième voie. Cette option est à la fois souple, expérimentée et économique. C’est précisément le modèle proposé par les cabinets de management de transition spécialisés sur les fonctions support.

Quand mobiliser un gestionnaire de paie freelance ?

Les motifs de recours sont nombreux et de plus en plus fréquents. Premièrement, le départ inattendu d’un gestionnaire ou d’un responsable paie laisse souvent un trou opérationnel. En effet, ce vide reste impossible à combler en quelques semaines. Deuxièmement, un congé maternité, paternité ou maladie longue durée crée le même besoin. De plus, la visibilité sur le retour reste souvent floue. Troisièmement, un changement de SIRH (passage à Silae, PayFit, ADP Decidium, Cegid Talentia) impose de mobiliser un expert sur plusieurs mois. Ce délai permet de sécuriser le paramétrage et la reprise d’historique.

En outre, certains événements stratégiques génèrent des pics d’activité. Par exemple, on retrouve la clôture annuelle, l’audit social, le contrôle URSSAF ou la migration post-acquisition (M&A). De même, le regroupement d’entités juridiques, la mise en place d’un CSE et le déploiement d’un plan de mobilité génèrent du surcroît de charge. Ainsi, mobiliser un gestionnaire de paie freelance permet d’absorber la charge. De plus, cette approche évite de déstabiliser l’équipe en place ou de recruter à la hâte.

Enfin, certaines entreprises font appel à un freelance pour couvrir un sujet précis. Cela peut concerner un audit de paie après un bug, une reprise d’historique sur 12 à 24 mois, une formation des équipes internes ou un accompagnement post-acquisition. Pour ces missions ciblées, le freelance apporte une expertise pointue. De plus, il n’exige aucun engagement long terme.

Cas typiques rencontrés par SNR Partners

  • Responsable paie de transition pour une ETI multi-sites : reprise du pilotage d’une équipe de 3 à 5 gestionnaires sur un périmètre de 1 500 à 3 000 bulletins, avec conventions collectives multiples (Syntec, Métallurgie, HCR).
  • Gestionnaire paie senior pour reprise post-départ : intervention rapide après la démission ou le licenciement d’un gestionnaire interne, avec un volume de 200 à 500 bulletins à sécuriser sous 2 à 3 semaines.
  • Expert SIRH paie pour migration : accompagnement complet sur un projet Silae, PayFit ou Cegid, de la phase de cadrage au go-live, en passant par la reprise d’historique et la formation utilisateurs.
  • Audit paie après un signalement : revue des bulletins, contrôle des paramétrages, vérification de la conformité DSN et URSSAF, plan d’action correctif.

Les missions concrètes d’un gestionnaire de paie freelance

Le périmètre d’un gestionnaire de paie freelance dépend du contexte de la mission. Toutefois, il couvre généralement l’ensemble du cycle paie. Voici les principales activités qu’il peut prendre en charge.

Production et contrôle des bulletins

La production des bulletins de paie reste le cœur du métier. Selon le contexte, le volume varie. On passe de 10 bulletins par mois pour une TPE à 500 bulletins ou plus pour une ETI multi-sites. Le freelance saisit les éléments variables : heures supplémentaires, primes, absences, notes de frais, tickets restaurant. Ensuite, il applique la convention collective, vérifie les calculs et édite les bulletins. Ensuite, il les met à disposition des salariés via le coffre-fort numérique de l’entreprise.

DSN et déclarations sociales

La déclaration sociale nominative (DSN) est aujourd’hui le pivot de toute la paie française. Le gestionnaire produit la DSN mensuelle et traite les retours d’anomalies. Par ailleurs, il gère les DSN événementielles (arrêts maladie, fin de contrat) et pilote les déclarations associées : URSSAF, AGIRC-ARRCO, mutuelle, prévoyance, taxe d’apprentissage, formation professionnelle. En cas de contrôle, il prépare les pièces justificatives et accompagne l’entreprise face à l’inspecteur.

Gestion administrative du personnel

En complément de la production, le freelance gère les entrées et sorties. Il s’occupe ainsi de la déclaration préalable à l’embauche (DPAE), de la rédaction des contrats, du registre du personnel, des soldes de tout compte, des attestations France Travail et des certificats de travail. De plus, il suit les arrêts maladie, maternité, paternité et accidents du travail. Ensuite, il calcule les indemnités journalières, le maintien de salaire et la subrogation auprès de la CPAM.

Suivi des congés, primes et accords collectifs

Le gestionnaire pilote également les compteurs de congés payés, RTT et jours de récupération. De plus, il gère les primes (ancienneté, performance, treizième mois), l’intéressement et la participation. Par ailleurs, il intègre les évolutions des accords d’entreprise. De plus, il applique les règles spécifiques aux conventions collectives concernées.

Audit, paramétrage et accompagnement projet

Sur des missions plus stratégiques, un gestionnaire de paie freelance senior peut auditer un service paie complet. Par ailleurs, il peut paramétrer un nouveau SIRH, accompagner une migration ou piloter une reprise d’historique post-acquisition. Dans ces cas, il joue un rôle de chef de projet. Ainsi, il coordonne les interactions entre la direction RH, la direction financière et l’éditeur de l’outil.

Les outils maîtrisés par un gestionnaire de paie freelance

La maîtrise des outils est un critère de sélection central. En effet, chaque éditeur a ses spécificités. Ainsi, un gestionnaire qui n’a jamais utilisé un logiciel donné aura besoin de plusieurs semaines pour atteindre la productivité attendue. Le tableau suivant récapitule les principaux SIRH paie utilisés en France. Il indique aussi leur cible habituelle.

Outil Éditeur Cible habituelle Contexte typique
Silae Silae TPE, PME, cabinets d’expertise comptable Très répandu, environ 2 millions de bulletins/mois en France
PayFit PayFit PME et scale-ups Interface moderne, automatisation forte
Sage Paie Sage PME et ETI Solution historique, large base installée
Cegid (Quadra Paie / Talentia) Cegid PME et ETI Souvent utilisé en cabinet et en interne
ADP Decidium / GlobalView ADP ETI et grands groupes Internationalisation, multi-pays
SAP HR / SuccessFactors SAP Grands groupes Environnements complexes, multi-pays
Workday Workday Grandes entreprises internationales HCM intégré, anglais souvent requis
Oracle HCM Oracle Grands groupes Environnements ERP Oracle
Nibelis Nibelis PME et ETI Solution full-web française
Lucca, Eurécia, Bodet Divers PME Modules complémentaires (congés, temps)

En plus du SIRH principal, un bon gestionnaire de paie freelance maîtrise Excel à un niveau avancé : TCD, recherchev, formules conditionnelles. Il s’en sert pour les contrôles, les rapprochements et les exports vers la comptabilité. De plus, il sait s’interfacer avec un logiciel de notes de frais comme Spendesk, Lucca ou Notilus. Il maîtrise aussi un système de gestion des temps : Bodet, Kelio ou Octime.

Profil type et formation d’un gestionnaire de paie freelance

Le métier de gestionnaire de paie est accessible avec un Bac+2/3. Toutefois, l’expérience reste le critère décisif pour exercer en freelance. En effet, on ne s’improvise pas gestionnaire de paie freelance. Il faut avoir manipulé plusieurs SIRH, géré plusieurs conventions collectives et traversé au moins quelques contrôles URSSAF. Selon l’APEC, le marché de la paie reste en tension. De plus, la demande dépasse structurellement l’offre.

Formations les plus fréquentes

  • BTS Gestion de la PME (GPME) ou ancien BTS Comptabilité Gestion
  • DUT / BUT Gestion des Entreprises et des Administrations (GEA), option Ressources Humaines
  • Licence professionnelle Métiers de la GRH : assistant en paie (parcours apprécié)
  • Titre RNCP Gestionnaire de paie (niveau 5, accessible en formation continue)
  • Master RH ou Droit social pour les profils responsables paie de transition

Par ailleurs, certains profils viennent du conseil ou de l’éditique paie. On y retrouve par exemple des consultants Silae, des intégrateurs PayFit ou des experts d’audit social. Ainsi, ces parcours apportent une vision projet précieuse. Cette compétence sert pour les missions de migration ou de paramétrage. Enfin, l’anglais est de plus en plus demandé dans les grands groupes. Cette compétence sert notamment à piloter une paie internationale ou à s’interfacer avec des équipes finance basées à l’étranger.

Niveaux d’expérience attendus

Profil Expérience Volume géré Type de mission
Junior 1 à 3 ans 50 à 150 bulletins Renfort opérationnel, saisie élémentaire
Confirmé 3 à 7 ans 150 à 400 bulletins Cycle paie complet, DSN, multi-CCN
Senior 7 à 15 ans 400 à 800 bulletins Pilotage, audit, paramétrage SIRH
Expert / Responsable paie de transition 15 ans et plus 800+ bulletins, multi-sites Direction de service, M&A, migration

Combien coûte un gestionnaire de paie freelance ? TJM et tarification

La tarification d’un gestionnaire de paie freelance dépend principalement de trois facteurs : la séniorité, la complexité du périmètre et l’urgence de la mission. Le périmètre intègre le nombre de conventions collectives, l’internationalisation et le volume de bulletins. Deux modèles cohabitent. D’une part, la facturation au TJM (tarif journalier moyen) couvre les missions de transition. D’autre part, la facturation au bulletin convient aux prestations récurrentes.

Grille de TJM par séniorité

Profil TJM HT (€/jour) Coût mensuel indicatif (20 jours) Périmètre type
Junior 250 à 400 € 5 000 à 8 000 € Renfort sur cycle de paie simple
Confirmé 400 à 550 € 8 000 à 11 000 € Cycle complet, multi-CCN
Senior 550 à 750 € 11 000 à 15 000 € Pilotage, audit, paramétrage
Expert / Responsable paie de transition 750 à 1 100 € 15 000 à 22 000 € Direction, M&A, migration SIRH

Ces fourchettes correspondent aux ordres de grandeur observés sur le marché parisien et dans les grandes métropoles. En province, le TJM peut être inférieur de 10 à 20 %. À l’inverse, sur des sujets très techniques, un expert peut atteindre 1 200 à 1 400 € par jour. On y retrouve la paie internationale, les normes IFRS ou une forte exposition réglementaire.

Tarification au bulletin

Pour les missions récurrentes ou les TPE/PME qui externalisent leur paie complète, la facturation au bulletin reste la norme. Le tarif varie de 8 € à 25 € HT par bulletin, selon plusieurs facteurs.

Volume mensuel Complexité Tarif HT par bulletin
Moins de 30 bulletins CCN unique, paramétrage simple 15 à 25 €
30 à 100 bulletins CCN multiples, primes spécifiques 12 à 18 €
100 à 300 bulletins Volume optimisé 10 à 14 €
Plus de 300 bulletins Volume négocié 8 à 12 €

Cette tarification inclut généralement trois éléments : la production des bulletins, la DSN mensuelle et un volume horaire de support. Toutefois, les prestations exceptionnelles sont facturées en complément, le plus souvent au TJM. Cela concerne par exemple un audit, une reprise d’historique, un paramétrage SIRH ou une formation.

Comparatif : freelance vs cabinet vs externalisation totale

Critère Freelance paie Cabinet d’expertise comptable BPO / Externalisation totale
Coût (PME 50 bulletins) 800 à 1 500 €/mois 1 000 à 2 000 €/mois 1 200 à 2 500 €/mois
Personnalisation Forte Moyenne Faible
Réactivité Très bonne Variable Faible
Disponibilité backup Limitée (1 personne) Bonne Excellente
Adapté aux pics ponctuels Oui Partiellement Non
Adapté aux migrations SIRH Oui (expert) Variable Non

Statuts juridiques d’un gestionnaire de paie freelance

Le choix du statut influe sur la facturation, la fiscalité et la couverture sociale. Plusieurs cadres coexistent, chacun avec ses avantages. Voici les plus courants pour un gestionnaire de paie freelance.

Portage salarial

Le portage salarial est très répandu chez les gestionnaires de paie indépendants. En effet, il combine la sécurité du salariat avec la flexibilité du freelance. Le porté bénéficie ainsi d’un contrat de travail, de l’assurance chômage et de la mutuelle, tout en choisissant ses missions et en négociant directement son TJM. De plus, il évite les contraintes administratives d’une création de société. La société de portage retient en moyenne 8 à 12 % de frais de gestion.

EURL / SASU

Pour les profils confirmés et seniors, deux statuts s’imposent : l’EURL ou la SASU. Ils permettent d’optimiser la rémunération nette et la stratégie patrimoniale. La SASU offre l’avantage du régime assimilé salarié, avec une couverture maladie classique. À l’inverse, l’EURL relève du régime des travailleurs non salariés (TNS), moins coûteux mais moins complet. Ainsi, le choix dépend de l’arbitrage entre coût et niveau de protection.

Micro-entreprise

La micro-entreprise reste accessible pour démarrer. Toutefois, le plafond de chiffre d’affaires (77 700 € HT en 2026 pour les prestations de services) limite rapidement son intérêt pour un freelance qui facture à 500 € le jour. En pratique, ce statut convient surtout aux missions ponctuelles ou aux gestionnaires en complément d’activité.

Mission via cabinet de management de transition

De plus en plus d’entreprises font appel à un cabinet spécialisé comme SNR Partners, qui intervient comme tiers de confiance entre le client et le gestionnaire de paie. Le cabinet sécurise le sourcing, la contractualisation, le suivi opérationnel et la facturation. Pour le client, c’est la garantie d’avoir un profil pré-qualifié et mobilisable sous une semaine. De plus, un consultant senior accompagne toute la mission. Pour le freelance, c’est l’accès à des missions de qualité et à des comptes-clés. Par ailleurs, le cadre administratif est simplifié. Découvrez nos managers de transition RH pour explorer les profils disponibles.

Comment choisir le bon gestionnaire de paie freelance ?

Toutefois, sélectionner un gestionnaire de paie freelance ne se limite pas à comparer des CV. En effet, la qualité de la paie engage directement plusieurs dimensions : la trésorerie, le climat social et la conformité légale de l’entreprise. Voici les critères à examiner avec attention.

Critères techniques

  • Expérience sur le SIRH cible : un gestionnaire qui maîtrise Silae depuis 5 ans sera opérationnel sous 2 jours, contre 2 à 3 semaines pour un profil sans expérience sur l’outil.
  • Connaissance des conventions collectives applicables (Syntec, Métallurgie, HCR, BTP, transport, santé, etc.).
  • Maîtrise de la DSN, des contrôles URSSAF et des spécificités locales (Alsace-Moselle, Mayotte, DOM).
  • Capacité à reprendre un historique (12 à 24 mois) et à dérouler une migration sans rupture.
  • Excellence Excel pour les contrôles, rapprochements et exports comptables.

Critères humains et organisationnels

  • Pédagogie envers les managers, qui ne maîtrisent pas le droit social.
  • Confidentialité absolue : la paie expose des données salariales hautement sensibles.
  • Rigueur et goût du contrôle : une erreur sur 1 % des bulletins suffit à dégrader la confiance.
  • Capacité à travailler en équipe avec la DRH, la DAF et l’éditeur du SIRH.
  • Disponibilité sur les périodes critiques (clôture de mois, DSN, soldes de tout compte).

Vérifications administratives à mener

Avant de contractualiser, vérifiez l’inscription du freelance : extrait Kbis, attestation URSSAF, attestation de vigilance. Ensuite, contrôlez son assurance responsabilité civile professionnelle (couverture minimale recommandée de 500 000 € à 1 M€) et son respect du RGPD pour les données salariales. Par ailleurs, exigez une clause de confidentialité forte dans le contrat de prestation.

Le marché du gestionnaire de paie freelance en 2026

Le marché de la paie indépendante reste structurellement porteur. En effet, la pénurie de gestionnaires de paie est documentée depuis plusieurs années par les observatoires sectoriels. De plus, la digitalisation des SIRH (Silae, PayFit, Lucca) ne réduit pas le besoin en expertise humaine. Au contraire, elle le déplace vers le paramétrage, le contrôle et l’accompagnement métier. Selon les données de France Transition, le délai moyen de mobilisation reste inférieur à une semaine. À l’inverse, un recrutement en CDI demande 3 à 6 mois.

Par ailleurs, la complexification réglementaire renforce la demande. On pense par exemple à la DSN multi-établissements, au prélèvement à la source, à la prime de partage de la valeur ou aux dispositifs verts comme le forfait mobilité durable. De même, la multiplication des fusions-acquisitions dans le tissu PME-ETI génère des besoins ponctuels. Ces missions concernent le regroupement de paies, la reprise d’historique et la mise en cohérence des pratiques.

Côté freelances, le métier attire de nouveaux profils issus du conseil RH ou de l’expertise comptable. Ils sont séduits par la flexibilité, la diversité des missions et un TJM attractif. Toutefois, l’expérience reste discriminante. En effet, un junior peinera à trouver des missions rémunératrices sans avoir d’abord cumulé 3 à 5 ans en interne ou en cabinet.

Pourquoi passer par SNR Partners pour mobiliser un gestionnaire de paie freelance

SNR Partners est un cabinet de management de transition spécialisé sur les fonctions support. Notre expertise couvre la finance, les RH, la paie, les systèmes d’information et la supply chain. Notre rôle est de sécuriser la mobilisation rapide d’un gestionnaire de paie freelance de confiance. Chaque profil est parfaitement adapté à votre contexte. Nous intervenons sur tout le territoire et sur des périmètres allant de la PME monosite à l’ETI multi-pays.

Un sourcing pré-qualifié

Notre vivier compte plus de 200 gestionnaires de paie, responsables paie et experts SIRH régulièrement évalués. Ainsi, nous proposons en 48 à 72 heures une sélection de 2 à 3 profils qualifiés. Cette short-list inclut leurs CV, leurs références récentes et un brief de positionnement. Cette pré-qualification couvre l’expérience SIRH, la connaissance des CCN, la qualité relationnelle et la disponibilité.

Un accompagnement opérationnel pendant toute la mission

Au-delà du sourcing, un consultant senior SNR Partners pilote la mission. Il prend en charge le cadrage initial, les points d’avancement hebdomadaires, la gestion des aléas et l’ajustement du périmètre si besoin. De plus, nous restons garants de la qualité et intervenons en remplacement express en cas d’incident (très rare, mais sécurisé contractuellement).

Synergies avec le reste de votre fonction support

Une mission de paie est rarement isolée. C’est pourquoi nous travaillons aussi sur les sujets connexes. Cela inclut le DRH de transition, le management de transition RH, le contrôle de gestion sociale et la finance opérationnelle. Ainsi, cette approche transversale facilite la coordination entre paie, comptabilité et RH stratégique.

Foire aux questions sur le gestionnaire de paie freelance

Quel est le TJM moyen d’un gestionnaire de paie freelance ?

Le TJM moyen se situe entre 400 et 750 € HT par jour pour un profil confirmé à senior. Un junior facture entre 250 et 400 €, tandis qu’un expert ou responsable paie de transition peut atteindre 750 à 1 100 € par jour. Sur des sujets internationaux ou très techniques, le TJM peut dépasser 1 200 €.

Quelle est la différence entre un gestionnaire de paie freelance et un cabinet d’expertise comptable ?

Le freelance reste centré sur la paie comme cœur de métier et travaille en proximité directe avec l’entreprise. À l’inverse, un cabinet d’expertise comptable propose la paie comme prestation accessoire à la comptabilité. De plus, la personnalisation y est souvent plus faible. Toutefois, le cabinet offre une continuité de service supérieure grâce à son équipe complète. Cette garantie reste hors de portée pour un freelance seul.

Combien de bulletins peut gérer un gestionnaire de paie freelance ?

Un gestionnaire confirmé gère en moyenne 200 à 400 bulletins par mois en plein temps. Le volume varie selon la complexité, c’est-à-dire le nombre de CCN et la fréquence des éléments variables. Un senior peut piloter 400 à 800 bulletins. De plus, un responsable paie de transition encadre une équipe et un volume supérieur à 1 000 bulletins.

Quel statut juridique choisir pour devenir gestionnaire de paie freelance ?

Pour démarrer, le portage salarial reste la solution la plus simple et sécurisante. Pour un volume d’activité confirmé, l’EURL ou la SASU permettent d’optimiser fiscalement. La micro-entreprise convient surtout aux missions ponctuelles, en raison du plafond de chiffre d’affaires (77 700 € HT en 2026).

Combien de temps faut-il pour mobiliser un gestionnaire de paie freelance ?

Via un cabinet de management de transition spécialisé, le délai standard est de 5 à 10 jours ouvrés. Ce délai couvre la période entre l’expression du besoin et la prise de poste effective. En direct, comptez plutôt 2 à 4 semaines, le temps d’identifier le bon profil et de contractualiser.

Un gestionnaire de paie freelance peut-il intervenir à distance ?

Oui, et c’est devenu la norme. La plupart des SIRH paie sont accessibles en mode SaaS, ce qui permet une intervention 100 % à distance. Toutefois, sur les missions de transformation (migration SIRH, audit, M&A), une présence ponctuelle sur site reste recommandée. Elle facilite les échanges avec la DRH, la DAF et les managers.

Comment un freelance gère-t-il la confidentialité des données de paie ?

La paie traite des données sensibles couvertes par le RGPD. Un gestionnaire de paie freelance sérieux signe systématiquement une clause de confidentialité. De plus, il dispose d’une assurance RC Pro, applique des règles strictes d’accès aux SIRH et n’utilise que des canaux sécurisés comme le coffre-fort numérique ou le VPN. Le contrat de prestation doit également intégrer une clause de portabilité des données en fin de mission.

Quelles sont les conventions collectives les plus complexes à gérer ?

Les CCN les plus exigeantes restent la métallurgie, le BTP, l’hôtellerie-restauration (HCR), le transport et la Syntec. La métallurgie applique sa nouvelle CCN 2024 avec classification unique. Le BTP impose les intempéries, les congés payés caisse et les indemnités de petits déplacements. Le HCR impose les heures équivalentes et les avantages en nature. Enfin, la Syntec ajoute le forfait jours et la prime de vacances. Un freelance qui maîtrise au moins 3 de ces CCN couvre une grande partie du marché PME-ETI.

Le gestionnaire de paie freelance gère-t-il aussi le solde de tout compte ?

Oui. Le solde de tout compte fait partie du périmètre standard d’un gestionnaire de paie. Il calcule l’indemnité de congés payés non pris, l’indemnité de préavis, l’indemnité de licenciement et la prime de précarité (CDD). Ensuite, il intègre les éventuelles régularisations et édite le reçu pour solde de tout compte conforme à la jurisprudence récente.

Peut-on combiner un gestionnaire de paie freelance et un service paie interne ?

Absolument. C’est même une configuration très courante. Le freelance vient en backup pendant un congé maternité, en renfort sur la clôture annuelle, en pilote de projet SIRH ou en formation des équipes internes. Cette mixte interne/externe permet de garder le savoir-faire en interne tout en absorbant les pics et les sujets stratégiques.

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SNR Partners est un cabinet de management de transition spécialisé sur les fonctions support de l’entreprise. Que vous cherchiez un gestionnaire de paie freelance, un responsable paie de transition ou un expert audit, nos consultants identifient le profil adapté en 48 à 72 heures. De plus, ils sécurisent toute la mission de bout en bout. Nous intervenons aussi sur les fonctions connexes : finance, contrôle de gestion, RH stratégique, systèmes d’information, supply chain. Pour un échange confidentiel sur votre besoin, contactez nos équipes : nous vous rappelons sous 24 heures ouvrées.

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